FNACA DE PARIS

Comité départemental de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie

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Disparition de Cécile Rol-Tanguy

La famille Rol-Tanguy communique :

Cécile ROL-TANGUY est décédée ce jour 8 mai 2020 à 12 h 10, à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher), à l’âge de 101 ans. Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.

Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l’occupant nazi. Cécile ROL-TANGUY soulignait toujours qu’elle n’acceptait ces décorations qu’en hommage à toutes les femmes de l’ombre, rouages indispensables de la lutte clandestine. Aux déportées, aux internées, à toutes celles assassinées par l’ennemi et pourtant si souvent oubliées à l’heure de la victoire. A toutes les femmes qui, comme elle, une fois la guerre terminée, reprirent simplement leur place dans la vie quotidienne de leur famille et du pays.

Née Cécile LE BIHAN le 10 avril 1919, elle était la fille unique de François LE BIHAN, ouvrier électricien, militant du Parti Communiste Français depuis sa création en 1920 et dirigeant syndical de la CGT, déporté-résistant mort à Auschwitz en 1943 et de Germaine JAGANET, femme au foyer et résistante, elle aussi.

L’engagement de Cécile ROL-TANGUY date de 1936, du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. C’est au Syndicat des Métaux CGT de Paris, où elle est employée, qu’elle rencontre Henri TANGUY, dirigeant des métallos parisiens, combattant volontaire dans les Brigades Internationales aux côtés de la République espagnole attaquée par Franco. Ils se marient en 1939, juste avant la guerre durant laquelle il est mobilisé en première ligne.

Dès la fin juin 1940, alors qu’elle vient de perdre leur premier enfant, Françoise, le jour de l’entrée de la Wehrmacht dans Paris, elle rejoint ce qui deviendra la Résistance. Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnées du régime de Vichy.

Le 18 août 1940, elle accueille Henri TANGUY à Paris, tout juste démobilisé. Le jour même, elle le met en contact avec les cadres clandestins de la CGT. Quatre ans plus tard, jour pour jour, elle tapera l’ordre de l’insurrection parisienne que son mari – devenu le colonel ROL, Chef militaire régional des FFI de l’Ile de France- lui dictera à l’aube de la semaine insurrectionnelle victorieuse de la capitale. Entre temps, le couple a plongé dans la clandestinité dès octobre 1940. Elle vivra alors, aux côtés de son époux dont elle est l’agent de liaison, la vie clandestine des résistants. Elle donnera aussi le jour – en mai 1941 et novembre 1943 – à deux enfants, Hélène et Jean.

Elle participera à la semaine insurrectionnelle de Paris du 19 au 26 août 1944, au cœur de la décision et de l’action, dans le PC souterrain du Colonel ROL, sous la place Denfert-Rochereau. Elle sera la seule femme présente quand le Général De Gaulle recevra l’Etat-Major des FFI d’Ile-de-France, le 26 août 1944 à l’Hôtel de Ville. Cécile et Henri Rol-Tanguy, avec Lucie et Raymond Aubrac, resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française. Après-guerre, elle donnera naissance à deux autres enfants, Claire (1946) et Francis (1953) et demeurera l’indispensable collaboratrice de son mari.

Jusqu’à son dernier souffle, Cécile ROL-TANGUY témoignera de sa fidélité à l’utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l’émancipation des femmes.

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Comité du XIIe : Disparition

C’est avec une grande tristesse que nous déplorons le décès de Jacques Wittenberg.
Trésorier du Comité FNACA du 12e et porte-drapeau du Comité d’Entente des Associations d’Anciens Combattants du 12e. Ses deux fonctions qu’il remplissait avec une grande responsabilité. Il nous laisse le souvenir d’une personne souriante, aimable et toujours disponible.

Nous renouvelons nos sincères condoléances à son épouse ainsi qu’à sa famille et ses proches.

Le Bureau du comité du XIIe arrdt

48e Congrès départemental – 20 février 2020 (2e partie)

PROGRAMME

A l’occasion de son 48e Congrès départemental La FNACA de Paris vous invite à participer nombreux le 20 février 2020 dans les Salons de l’Hôtel de Ville de Paris

Le Matin de 9 H à 13 H dans l’Auditorium

. Accueil par le Président de la FNACA de Paris

. Accueil par Mme C. Vieu-Charier

(Adjointe à la Maire de Paris chargée du Monde combattant, de la Mémoire, Correspondant Défense)

. Rappel de la composition :

  • Du Comité départemental
  • Du Bureau départemental
  • Du Président élu

. Accueil des personnalités :

  • Candidats (es) à l’élection à la Mairie de Paris
  • Des Associations du Monde combattant

. Remise aux Responsables des Comités :

  • Des Médailles de la Ville de Paris
  • Des Diplômes d’Honneur de la FNACA

L’après-midi de 13 H à 18 H

Dans la Salle des Fêtes, banquet dansant animé par l’Orchestre Joël OLMEDO


MENU

. Apéritif :   Kir pétillant et soft, 4 Petits fours salés, 4 Canapés cocktails, 1 Coupelle saumon fumé

. Entrée Chaude :  Aumônière de Saint–Jacques à la fondue de poireaux

. Trou Normand : Sorbet Pomme et Calvados

. Plat Chaud et sa Garniture : Grenadin de Veau sauce aux cèpes, Ecrasé de Pomme de terre et soufflé à l’Emmental

. Fromages : Brie de Meaux, Bleu de Bresse, Chèvre, Beurre

Salade verte aux raisins et noix

. Dessert : Charlotte aux framboises coulis de fruits rouges et crème anglaise

. Vins : Bourgogne blanc et rouge « Cuvée NOUGARO »

. Eau : Plate et pétillante


TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D’INSCRIPTION

 

 

 

Vient de paraître

Campagne nationale de témoignages

APPEL

Longtemps, nous n’avons pas pu ou voulu nous exprimer sur la guerre d’Algérie. Chacun d’entre nous a sa propre approche de cette parenthése de vie. Nous avons gardé en nous le vécu de moments tragiques ou parfois anecdotiques qui ont ponctué cette période de l’histoire de France dont nous avons été les acteurs en y associant les veuves et compagnes de nos amis disparus car, elles aussi, ont subi les conséquences morales et matérielles de ce conflit.
La décision d’ouvrir à la libre consultation tous les fonds d’archives de l’Etat et l’intention d’appeler à produire les documents et témoignages nous ouvrent enfin la possibilité de nous exprimer.
Une occasion nous est donnée car, outre nos propres initiatives, l’Office National des Anciens Combattants Victimes de Guerre (ONACVG) organise une campagne nationale de recueil de témoignages d’anciens combattants de la guerre d’Algérie (appelés, rappelés, engagés, officiers, anciens harkis, veuves…)
L’ensemble des témoignages oraux recueillis sera déposé au Service Historique de la Défense (SHD), partenaire de cette campagne.
Cette campagne sera réalisée par les coordonnateurs Mémoire et Communication de l’ONACVG.
Notre Fédération, attachée à l’expression d’une rigoureuse vérité, a affirmé lors du Congrès de Marseille, le 12 octobre 2018, sa détermination à y participer.
Il est important que les jeunes générations, les historiens, les chercheurs, les enseignants et, plus largement, le grand public, puissent disposer de ce lien intergénérationnel qui restera inscrit dans la mémoire collective.
Nous espérons que cette proposition de témoignage recevra votre attention et afin de pouvoir en organiser les modalités nous vous remercions par avance de bien vouloir contacter la commission départementale Guerre d’Algérie Jeunesse Education (GAJE).
Il est évident que l’utilisation de ces témoignages sera conditionnée au consentement de l’intéressé notamment en ce qui concerne la communication au public.

Jean-Pierre Louvel
Secrétaire général départemental adjoint chargé de la Mémoire

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Si vous souhaitez participer
à cette collecte mémorielle,
écrivez à :

Commission GAJE
Comité départemental FNACA DE Paris
13 rue ÉDOUARD Manet
75013 Paris

Vient de paraître

Vient de paraître

33ème congrès national de la FNACA

« Le 33 ème congrès national de la FNACA a ressemblé plus de 800 personnes au Palais des congrès de Marseille, du 12 au 14 octobre 2018. La séance de clôture était présidée par Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées (ci-dessus avec les élus des Bouches du Rhône) Ce congrès s’est terminé sur l’emplacement de l’ancien camp Sainte Marthe, d’où sont partis des centaines de milliers de soldats pour l’Afrique du Nord, dont près de 30 000 ne devaient jamais revenir. (photos André Duclos)

De 1952 à 1964, Marseille a été le lieu de passage commun à des centaines de milliers de militaires, appelés, rappelés, militaires engagés ou d’active, destinés à faire face aux troubles affectant l’Afrique du Nord, qui ne portaient pas encore le nom de guerre .

Du quai de la Joliette, se sont embarqués d’innombrables jeunes soldats dont près de 30 000 ne devaient jamais plus revoir le sol natal.

Il y a 60 ans, certains d’entre eux, démobilisés, se réunissaient à Paris pour fonder la Fédération Nationale des Anciens d’Algérie, sous la présidence de Jean Jacques Servan Schreiber, tandis que la guerre battait son plein, allongeant la liste des victimes.

Aujourd’hui, les 800 délégués et épouses rassemblés à l’occasion du 33e congrès national, saluent les fondateurs de la FNACA, au nom des 296 000 adhérents et adhérentes, que compte encore l’association spécifique.

Ils se réjouissent de constater que la FNACA a été, et reste, à la pointe du combat pour la reconnaissance du Droit à réparation de la troisième génération du feu, la sauvegarde de sa dignité et la transmission de notre Mémoire collective aux jeunes générations.

Le rôle de la FNACA, à travers la présence et l’action de ses milliers de comités locaux, a été prépondérant pour vaincre la résistance des Pouvoirs publics, qui ne souhaitaient pas s’encombrer d’une nouvelle génération de combattants.

Le 33ème congrès national salue les élus, nationaux, départementaux et locaux qui se sont résolument tenus à nos côtés pour faire avancer les solutions de notre contentieux.

Réaffirmant sa neutralité politique et son indépendance à l’égard de tous les partis, la FNACA déplore les difficultés de communication avec les députés de la majorité actuelle ainsi que la suppression d’un secrétariat d’Etat chargé des anciens combattants et de la Mémoire.

Tout en reconnaissant l’attachement de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées à cette fonction, la FNACA considère que la disparition d’un ministère spécifique aux anciens combattants, qui existait depuis 1919, est un mauvais signal envoyé à l’opinion publique. Ce peut être aussi le prélude à une mise en cause du Droit à réparation dont nous affirmons le caractère imprescriptible.

Il reste encore des injustices à réparer, notamment celles qui frappent les veuves d’anciens combattants, en matière de revenus et de fiscalité.

Fidèles à notre serment de 1963, nous proclamons la nécessité du Respect de l’Histoire telle qu’elle a été écrite avec le sang de nos malheureux camarades.

Le 19 mars, anniversaire du « cessez-le-feu » officiel de 1962, a fini par s’imposer comme Journée Nationale du Souvenir et de Recueillement et le 33e congrès national remercie les députés et sénateurs dont le soutien est à l’origine du vote de la Loi du 6 décembre 2012.

En cette année du 70e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous condamnons toutes les formes de violence et d’intolérance.

Nous condamnons avec la plus extrême vigueur toutes les actions d’un terrorisme barbare, tel celui qui a lâchement frappé Marseille il y a un an.

Nous réaffirmons notre attachement au Respect de la dignité humaine et nous nous associons à toutes les initiatives visant à sensibiliser la jeunesse de France sur l’atrocité et l’inutilité des guerres pour parvenir à une Paix durable.

Marseille, le 14 octobre 2018


A l’occasion de son 33ème congrès national, les délégués et le comité national de la FNACA, étaient invités à faire une petite escapade maritime qui permit de rendre hommage à tous ceux qui, il y a 60 ans, se sont embarqués, quai de la Joliette et ne sont jamais revenus…

Viennent de paraître

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